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Code du travail au MarocLe bilan de l’application du nouveau code du travail au Maroc, un an après son entrée en vigueur, paraît pour le moins mitigé, sa contribution à installer une entente sociale restant "minime" à cause des manquements constatés en matière d’application, a relevé le magazine EchoEco. 20 mai 2005.
L’optimisme avec lequel le nouveau code a été accueilli, il y a un an, cède la place à un sentiment d’attentisme, et les protagonistes sont majoritaires à faire part de leur "insatisfaction" concernant l’application de ce texte, a ajouté le magazine dans un spécial consacré au "Code du travail un an après son entrée en vigueur", diffusé mercredi soir en prime time par la ’’TVM’’. De l’avis des représentants des syndicats, cités par le magazine, on déplore le non-respect des dispositions relatives à la limitation des heures de travail, au SMIG et au travail contractuel, ainsi que le licenciement abusif. Ils regrettent aussi le non-respect des procédures relatives au contrat à durée déterminée, à l’emploi des jeunes mineurs et à la violation des droits des femmes bonnes, souvent victimes de maltraitance et de renvoi abusif. "Le nouveau code pose des problèmes effectifs pour des secteurs importants comme celui du textile-habillement", affirme le président de l’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH), M. Karim Tazi, qui déplore que certaines dispositions du code sont "totalement irréalistes", notamment la nécessité de disposer d’un médecin à plein temps dans toute entreprise de plus de 50 salariés. Selon les syndicats et les associations des droits de l’Homme, les difficultés rencontrées pour ce qui est de l’application du nouveau code s’expliquent par le retard constaté en matière de promulgation de règlements d’application. Plusieurs nouveautés introduites par ce texte, dont la mise en place d’un conseil de négociation collective, de comités locaux de promotion du travail et d’une commission de l’entreprise, "restent toujours lettre morte", ont-ils relevé. Citant des témoignages d’entrepreneurs, de syndicalistes et de responsables à l’Inspection du travail, "EchoEco" note que les gens "n’ont pas encore bien intégré l’esprit du nouveau code". Il souligne que le moment est venu d’instaurer une juridiction sociale voire même "de procéder à une renégociation de certaines clauses du contrat de travail", aux fins de favoriser la résolution des litiges de travail et l’amélioration des relations professionnelles. "EchoEco", premier magazine télévisé diffusé sur Internet au Maroc, bénéficie du partenariat de nombreux établissements de presse, dont l’agence Maghreb Arabe Presse. La société productrice de ce magazine ’’Chrysalide Communication’’ a mis au point un site web (www.echoeco.com) qui offre, en plus de l’actualité économique, un forum de discussion et diffuse l’intégralité de l’émission. MAP |
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