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Le Maroc face à l’analphabétisme
12 juin 2006.
« Cette rencontre vient après cinq ans de la tenue de la première édition en février 2001. Après ce séminaire, le secteur a connu un changement palpable au niveau de la stratégie et de l’accueil des enfants » au Maroc, explique Anis Birou, secrétaire d’Etat chargé de l’Alphabétisation et de l’Education non formelle. Il s’agit maintenant d’une étape d’évaluation et d’échanges d’expériences. Il est essentiel d’adopter de nouvelles approches pour lutter contre l’analphabétisme des racines. En fait, malgré les efforts consentis par le Maroc depuis le lancement du programme en 1997, il reste encore beaucoup à faire. Des milliers d’enfants demeurent encore en dehors du système scolaire. Le rythme actuel des programmes d’intervention pour les enfants jamais scolarisés ou déscolarisés ne permettra pas d’atteindre les objectifs de la décennie de l’éducation. Le phénomène de l’abandon scolaire ne cesse de prendre de l’ampleur particulièrement en milieu rural. L’analphabétisme est lié directement à la pauvreté. Il a une incidence non seulement sur les couches sociales les plus démunies. Mais, ses conséquences nuisent à l’économie du pays. « non scolarisation au Maroc a un coût très cher. Celui-ci est estimé à 1 % du PIB. L’analphabétisme hypothèque l’avenir du pays. Les plus démunis restent encore les plus exclus de leurs droits », tient à signaler Maie Ayoub Von Khol, représentante de l’Unicef au Maroc. Le même constat est partagé par le représentant de l’Unesco : « Que l’offre éducative soit formelle ou non formelle, l’objectif est l’autonomisation des individus. L’école était et reste le lieu où la grande majorité acquiert une grande connaissance de base. Encore faut-il que les enfants restent plus longtemps dans l’école. »Et c’est là où le problème existe. La déperdition scolaire au Maroc est très importante. On a déployé des efforts au niveau de l’éducation non formelle, en vain. En effet, des milliers d’enfants quittent chaque année l’école à un âge très précoce. Mais depuis 2006, le secrétariat d’Etat a compris la plus haute importance de la prévention contre la déperdition scolaire. Au démarrage de ce programme, on enregistrait trois millions d’élèves non scolarisés. Actuellement, nous sommes à un million d’enfants. Ils sont dispersés et l’on n’arrive pas à constituer des classes de 15 ou 20 élèves. La stratégie a été tournée vers la prévention. La lutte contre l’abandon scolaire au Maroc est un programme qu’on a entamé cette année : 150.000 enfants. Avec Le Matin |
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