![]() |
|
Le "Front Polisario", une organisation terroriste, selon le Washington Timess’appliquer au "Front Polisario", affirme mardi le "Washington Times" qui souligne "qu’aussi longtemps qu’il (Polisario) continue de maintenir des êtres humains en esclavage, il doit être considéré comme un ennemi de la civilisation". 17 mai 2005.
Dans un commentaire intitulé "Puisse quelqu’un nous prêter attention ?" en référence à l’appel des 408 détenus marocains encore incarcérés dans les geôles du "front polisario", le journal souligne qu’avec de nombreux autres qui étaient durant plus de deux décennies maintenus en détention, ils sont devenus présentement les plus anciens prisonniers de guerre du monde. Des détenus marocains récemment libérés, ayant rencontré lundi la rédaction en chef du Washington Times, ont raconté "leur histoire tragique faite de tortures, de mutilations et de privations qu’ils ont endurées de la part de leurs geôliers", rapporte la publication qui souligne que "tous ont été détenus pendant plus de 20 ans". Après avoir donné un bref aperçu historique du conflit du Sahara entre le Maroc et le "front polisario" soutenu par l’Algérie, le journal rappelle le cessez-le feu négocié en 1991 sous les auspices de l’ONU en vertu duquel les deux parties ont "convenu de libérer leurs milliers de prisonniers de guerre en application de la convention de Genève". Au lieu de se conformer aux dispositions de cet accord, le "front polisario" a "utilisé les prisonniers de guerre marocains en tant que carte politique pour bénéficier des aides et des fonds des organisations non gouvernementales", relève la publication qui se fait l’écho de témoignages de détenus récemment relâchés, corroborés par Amnesty International, le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et la Fondation France Libertés et selon lesquels les conditions dans les camps du "polisario" sont "extrêmement horribles". "Les prisonniers de guerre sont obligés de dormir à l’intérieur des conteneurs ou dans des tranchées qu’ils sont tenus eux-mêmes de creuser" , selon un rapport publié en 2003 par France Libertés, rappelle le journal qui souligne que le document fait aussi état de cas où "des prisonniers de guerre sont brûlés vifs, électrocutés, castrés et battus à mort". Le rapport donne l’exemple du détenu Finidi Omar, capturé en 1987 à l’âge de 19 ans, qui a refusé de se plier aux travaux forcés et qui, en guise de punition, a été enfermé dans une coffre de 1x1 mètre de dimensions et dont il ne pourrait sortir qu’une heure par jour. Il a été par la suite exécuté, affirme le journal. Washington Times rappelle, dans ce cadre, les efforts internationaux pour la libération des détenus marocains et la quatrième résolution adoptée, le mois dernier, par le Conseil de Sécurité et qui " appelle le "Front Polisario" à relâcher sans tarder le reste des prisonniers de guerre en conformité avec la loi humanitaire internationale". Le département d’Etat américain a appelé aussi à la libération immédiate des détenus marocains et le sénateur John McCain, lui-même un ancien prisonnier de guerre du Vietnam, a adressé une lettre dans ce sens "au secrétaire général du +Front Polisario+", Mohammed Abdelaziz, indique la publication qui considère, en définitive, que "le même traitement réservé aux organisations terroristes doit s’appliquer au Front Polisario". Une Ong américaine "le Conseil américain pour les prisonniers marocains" dans les camps de Tindouf (ACMP) avait également appelé les autorités de Washington à inclure le +polisario+ dans la liste des organisations terroristes, eu égard aux menaces proférées récemment par les chefs des séparatistes de mener des activités terroristes, rappelle-t-on. MAP |
|||||||||