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Le Maroc lutte contre le blanchiment de capitauxAu Maroc, la lutte contre le blanchiment des capitaux est de nouveaux sous les feux des projecteurs. Elle a même fait objet de séminaire, organisé par Polycompétence, lundi dernier à Casablanca. 22 février 2006.
Cette criminalité organisée a été discutée sous toutes ses formes par des experts tant nationaux qu’internationaux. Ils ont même insisté sur le fait qu’elle doit être prise en compte dans son aspect pénal mais aussi financier. Ce point n’est pas pour autant négligé dans le projet de loi de la lutte contre le blanchiment des capitaux qui est actuellement en cours de finalisation au Secrétariat général du gouvernement. Dans les faits, le blanchiment de capitaux est un type de criminalité financière dont les effets dévastateurs vont au-delà des opérations financières apparemment inoffensives. Qu’il s’agisse des profits réalisés par des trafiquants de stupéfiants de petite envergure ou de détournements des deniers de l’Etat, les produits d’activités criminelles ont le pouvoir de corrompre et, en dernier ressort, de déstabiliser toute une communauté voire une économie dans son ensemble. Sur ce plan, l’on se rappelle que la période d’assainissement a laissé bien des séquelles. De nombreuses affaires de blanchiment bancaire ont été identifiées sur le plan national mais les inculpations s’étaient limitées aux employés subalternes notamment (les lampistes). Le Maroc a adhéré au groupe régional en 2004. Premièrement, les fonds qu’une PPE peut tenter de blanchir n’ont pas uniquement pour origine des pots-de-vin, commissions illégales ou autres produits directement issus de la corruption : ils peuvent provenir de détournements, voire de vol pur et simple d’actifs publics ou de fonds appartenant à des partis politiques ou à des syndicats, ou bien encore de fraude fiscale. Source : Le Matin |
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