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Le Maroc salué pour les mesures pour la protection de l’enfance

 

Le Comité des droits de l’enfant s’est félicité des mesures prises par le Maroc pour renforcer la protection des droits de l’enfant, notamment en ce qui concerne les changements apportés au Code pénal visant à criminaliser la pornographie infantile, le tourisme sexuel, la violence sexuelle et le trafic des personnes.

29 janvier 2006.

Présentant ses observations finales lors de la clôture, samedi à Genève, de sa 41ème session, le Comité a « apprécié les réponses écrites apportées par le Maroc à la liste de questions ainsi que le dialogue franc et ouvert avec sa délégation compétente ».

Le Comité a également mis l’accent sur « la position du Maroc comme point focal de la région Arabo-Africaine sur le suivi de la Déclaration de Yokohama et son plan d’action », soulignant, dans le même ordre d’idées, les mesures prises par le Royaume en matière de protection de l’enfant, tels la campagne (2003-2004) pour lutter contre l’exploitation des enfants, l’incorporation du Protocole facultatif dans la législation nationale entrée en vigueur en mars 2004, l’établissement des unités spécialisées au sein de la police chargée des enfants et l’adoption de nouvelles lois relatives au travail des enfants, ainsi que l’élaboration d’un Plan National d’Action pour l’Enfance (2005-2015) et la mise en place de services d’écoute gratuits destinés aux enfants victimes de violence.

Le Comité a, par ailleurs, encouragé le Maroc à allouer davantage de ressources à l’application du Protocole, notamment en faveur des organisations de la société civile impliquées dans sa mise en oeuvre. Le Comité a, en outre, recommandé l’intensification des efforts en vue d’assurer une application adéquate de la législation, et aussi d’envisager l’adoption d’une législation spécifique sur les obligations des fournisseurs d’accès à Internet, afin d’interdire la pornographie infantile sur le net.

Il a demandé au Maroc d’assurer que les enfants victimes d’exploitation et de violences ne soient ni criminalisés ni pénalisés et que toutes les mesures possibles soient prises pour éviter leur stigmatisation et leur marginalisation sociale.

Le Maroc devrait limiter, autant que faire se peut, la possibilité qu’un enfant victime de l’un des crimes couverts par le Protocole ait à témoigner devant un tribunal, estime encore le Comité. Dix pays avaient présenté des rapports sur la mise en oeuvre des dispositions de la Convention lors de cette session. Il s’agit du Pérou, Ghana, Liechtenstein, Trinité-et-Tobago, Hongrie, Lituanie, Azerbaïdjan, Iles Maurice, Arabie Saoudite et Thaïlande.

Cinq autres Etats parties ont, pour leur part, présenté leurs rapports initiaux sur la mise en oeuvre de l’un ou l’autre des deux Protocoles facultatifs se rapportant à la Convention, ou, de ces deux instruments.

La Suisse, le Bangladesh et l’Andorre ont présenté leurs rapports initiaux sur la mise en oeuvre du Protocole facultatif sur l’implication d’enfants dans les conflits armés. L’Andorre, le Kazakhstan et le Maroc ont présenté leurs rapports initiaux sur la mise en oeuvre du Protocole facultatif sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants.

Le Comité tiendra sa prochaine session, à Genève, du 15 mai au 2 juin prochains.

Source : MAP

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